Pour être tout à fait franc Twilight chapitre 1 fascination est un film qui au départ ne m’attirait absolument pas du fait de son univers à priori trop lisse et adolescent pour moi, une impression encore renforcée par une bande annonce assez fadasse… Du coup j’ai soigneusement évité le film lors de sa sortie en salles et puis comme souvent je me suis dit qu’il était finalement idiot de laisser des à priori prendre le dessus sur un jugement critique objectif. Du coup j’ai finit par louer le film en me disant que je n’étais pas à l’abri d’une bonne surprise, et au bout du compte j’avais bien raison car Twilight chap 1 fascination est bien au delà de ce que j’imaginais. Je pensais me retrouver face à une gentille romance fantastique totalement inoffensive mais je ne pensais vraiment pas me retrouver à subir un aussi mauvais film.
Twilight ne raconte finalement pas grand chose, du coup c’est assez rapide à résumer. Isabella Swan se voit contrainte de retourner pour un temps vivre chez son son père, du coup elle doit s’intégrer dans son nouveau lycée en cours d’année. Très vite la jeune fille est totalement fascinée par un jeune garçon très mystérieux Edward Cullen dont elle tombe amoureuse, un jeune homme qui va se révéler être un vampire….

Twilight est un film qui combine donc deux orientations assez distincts qui sont la romance adolescente et l’univers fantastique des créatures de la nuit. On va pourtant assez vite comprendre que seul l’aspect romance adolescente intéresse vraiment la réalisatrice Catherine Hardwick et que l’univers fantastique ne va servir finalement que de vague prétexte à une éternelle histoire d’amour prétendue impossible. Sur l’aspect film pour ados, Twilight empile avec délices les clichés déjà vu mille fois, la jeune fille solitaire, l’intégration au nouveau lycée, les nouveaux amis, le père un peu bourru et débordée, le bal de fin d’année…. Sur cet aspect aucun soucis Twilight rempli le cahier des charges avec une application quasiment scolaire et avec un soucis maniaque de bien faire son film d’ados parfaitement calibré. Les personnages sont tous bien propres et lisses sans la moindre petite aspérité de caractère ou de comportement, de véritables caricatures de sitcom entre la bonne copine, le black de service, la fille intello à lunette un peu coincé on est dans une imagerie totalement froide et aseptisée de l’univers adolescent, bien loin des personnages du regretté John Hugues par exemple. C’est comme si le film ne voulait adopter aucun point de vu sur ses personnages qui ne sont du coup que des images sans défauts, sans qualités, sans âmes.
Sur l’aspect fantastique du film ça tourne tout simplement à la catastrophe mais comment pourrait il en être autrement puisque visiblement Catherine Hardwick se fout totalement de l’univers mythologique des vampires. Je n’ai rien contre le fait qu’on dépoussière un peu les grands mythes du cinéma fantastique mais là ça devient franchement du n’importe quoi pourvu que ça ne complique pas trop la platitude romance entre les personnages. Du coup pour que Bella et Edward se rencontre tout naturellement on va dire que les vampires peuvent sortir le jour et aller au lycée et puis pour justifier que le jeune homme ne lui pompe pas direct la carotide on va dire qu’il existe des gentils vampires végétariens ou qui se nourrissent uniquement d’animaux. Du coup le film balaye d’un revers de la main tout ce qui aurait pu faire de Twilight un film intéressant puisqu’il rejette en bloc tout les aspects les plus troubles et dangereux de la relation entre les deux tourtereaux. Edward qui est soit disant un vampire et un dangereux prédateur est un personnage totalement mou du genoux et inoffensif ce qui fait que sa relation avec Bella est d’une affligeante banalité alors qu’elle devrait être empreinte de troubles, de dangers, de tensions et de pulsions de mort. Le gros problème des vampires de Twilight c’est qu’ils sont des vampires new-age avec un bon petit régime alimentaire et surtout des pulsions sexuelles misent au placard. Pas une seule fois durant le film Edward ne sera montré de manière négative ou un poil ambigüe, alors qu’il est par essence le personnage qui pourrait faire basculer le récit vers le fantastique il reste à l’image du film tout entier désespérément lisse et plat. Depuis qu’ils se sont fait couper les couilles et les crocs , les vampires se contentent donc de vivre en famille comme des glands et de jouer au baseball comme des cons car pour tout de même justifier que le clan des Cullen sont des créatures fantastique le film nous balance d’improbables séquences à pisser de rire durant lesquelles Edward court à toute vitesse dans les bois (on croirait Stephen Show dans crazy kung fu), fait des bonds de plusieurs mètres de hauteur ou grimpe au sommet des arbres comme une araignée….Si Twilight était un film français on nous aurait montré les vampires tranquilles à l’apéro avant d’aller faire une pétanque. Avec un tel niveau de renoncement on se dit que Twilight aurait sans doute gagner à inventer totalement ses créatures dans une nouvelle mythologie plutôt que d’en faire des vampires qui ressemblent finalement aussi peu à des vampires. Passe encore qu’on oublie les gros clichés du genre avec l’ail, les crucifix, les miroirs mais un vampire qui devient un joli vers luisant au soleil ça devient vraiment portnawak. Alors pour justifier quand même un peu de tension dramatique, car il ne faut pas oublier qu’il ne se passe strictement rien durant le film, Catherine Hardwick nous balance des vampires méchants qui eux bouffent des humains (mais toujours hors champ of course) et qui voudrait bien bouffer le cou de Bella (j’ai évité de peu la faute de frappe). Les vampires méchants se reconnaissant facilement du fait de leur peau noir, de leur blouson de cuir de voyou et de leur chevelure rousse. On trouve donc enfin des personnages un peu plus troubles quoi que toujours aussi caricaturaux, cela permet au moins de relancer un poil l’intérêt du film et d’offrir une confrontation finale certes ultra expéditive mais qui ressemble enfin à un moment de cinéma fantastique.

Twilight est donc un film de vampires passé à l’eau de javel, un univers mythologique réduit à néant dans un soucis de capitaliser au maximum sur un public extrêmement jeune à tel point qu’on se demande si c’est finalement un film pour des ados ou pour des enfants ?? Pas de sang, pas de tension, pas d’enjeux dramatiques, pas de sexe (Ouhlala grand dieu non !!), pas de trouble ; juste une banale et soporifique histoire d’amour adolescente.Une sorte de naufrage complet dont on ne retiendra que la très jolie et convaincante Kristen Stewart dans le rôle de Bella et Billy Burke dans celui de son père, les scènes entre les deux personnages étant de loin les plus réussis du film. On pourra aussi saluer le beau boulot du directeur de la photo Elliot Davis qui donne aux images de belles teintes automnales et la belle musique mélancolique de Carter Burwell. Pour le reste le cinéma fantastique est rempli de relation troubles et amoureuses bien plus charnelles, viscérale et émouvante que cette page de papier glacée pour magazine de jeunes filles en fleurs. De quoi enrager quand on repense que le sublimissime et incomparablement meilleur Morse aura connu lui une exploitation absolument lamentable en salles.

Du coup difficile d’espérer quoi que ce soit d’un second volet qui s’annonce aussi mou que ce premier opus, seul la tribu indienne pouvant se révéler être des loups garous(pur hypothèse de ma part) laisse entrevoir un semblant d’intérêt, et encore !! Si c’est pour traiter les lycans de la même manières que les vampires finalement il est préférable d’imaginer que c’est une fausse piste. Il faudra peut être attendre un Twilight 3 réalisé par David Slade (Hard candy, 30 jours de nuit) pour que l’univers prenne enfin une certaine dimension fantastique et dramatique. En espérant que le réalisateur ne soit pas trop contraint de se formater à la platitude inoffensive mise en place lors des premiers films. Un Twilight avec des vampires bien teigneux à la 30 jours de nuit ça fait saliver mais j’avoue que je n’y crois pas trop…….
Ma(d) note 02/10

Si tu n’aime pas Twilight pourquoi, alors, a tu fais tout ce blabla? C’est qu’il ne ta pas laisser indiférent! Du moin du coté positif…
Tout ce blabla c’est juste ce qui me semble être une critique un peu construite et soutenu par des exemples concrets….
Pour ce qui est de Twilight et pour faire dans l’exercice critique minimum, je dirais donc que je n’aime vraiment pas le film.
Ah je vois que toi aussi tu t’es impose ca par pur masochisme cinephilique…
Ca fait mal, hein, de voir les vampires autant massacres ! Il est loin le temps ou Angel couchait avec Buffy puis la laissait en plan en lui disant que “c’etait pas mal” avant d’aller massacrer ses amis…
Si ca peut te rassurer, le second volet a l’air tout aussi nase, avec ses indiens-loup garous tout droit sortis d’un de Coteau (comprendre tres tres gay…).
M’enfin on verra bien, puisque dans mon tres grand masochisme, je vais certainement le decouvrir au cine comme le 1er…